Ce mois-ci, les socialites américains étaient remontés à bloc. Février a été marqué par une succession d’événement mondains incontournables. Suivez-moi pour un tour d’horizon des festivités du gotha américain.
Février a commencé très fort : c’était la Chandeleur et qui dit Chandeleur dit « jour de la Marmotte » (« Groundhog day »), la célébration ayant lieu le 2 février en Amérique du Nord. Historiquement, la Chandeleur est la fête de la lumière, de la célébration des jours qui s’allongent et des semis d’hiver. Le jour de la Marmotte s’inscrit dans cette lignée. La tradition aurait été importée en Pennsylvanie par les migrants allemands. En gros, le 2 février, une marmotte est utilisée comme oracle pour la météo. Si la marmotte sort de son terrier, c’est le printemps, sinon on est reparti pour six semaines d’hiver (spoiler : cette année, l’hiver sera long. C’est le jardinier qui me l’a dit le jour-même dès 14h, c’est dire si les prédictions sont suivies en temps réel). Punxsutawney, une ville en Pennsylvanie popularisée par le film Un jour sans fin, est devenue la capitale de la détermination de la fin de l’hiver par Phil la Marmotte – ne critiquez pas, il avait bien Paul le Poulpe pour prédire les résultats de la Coupe de monde de foot en 2010.
La fiabilité des prédictions de la marmotte est équivalent à la fiabilité des comptages de participants à une manifestation en France. Ainsi, les promoteurs et organisateurs d’évènements célébrant le jour de la marmotte revendiquent une fiabilité entre 75 et 90 %. Le service météorologique du Canada a mené une étude dans 13 villes pendant une trentaine d’années et conclut à une fiabilité des marmottes d’environ 37%. Les services météo des Etats-Unis notent eux une fiabilité de 39 %. Les conclusions des services météo sont donc que les marmottes sont plus ou moins aussi fiables que le hasard. La manifestation a cependant son charme – vous pouvez revoir la cérémonie ci-dessous (en notant au passage l’absence frappante de femmes sur le podium – j’dis ça, j’dis rien).
A peine le temps de reprendre notre souffle que nous étions déjà mi-février. Et qui dit « mi-février » dit « Super Bowl« , la finale du championnat organisé par la Ligue de Football Américain. Au moins un tiers des Américains a regardé le Super Bowl cette année, c’est dire son importance. Le Super Bowl, c’est une explosion de couleurs, de chansons, de joie, c’est grandiose, c’est l’Amérique dans tous ses états. Quelques chiffres pour donner un ordre de grandeur de l’événement :
- Les organisateurs demandent aux villes hôtes du Super Bowl d’avoir un parking de 35 000 places pour les visiteurs ;
- Les tickets d’entrée peuvent coûter jusqu’à 60 000 dollars. Le prix moyen d’un billet est d’environ 6 000 dollars – à titre de comparaison, le salaire moyen américain tourne autour de 50 000 dollars, le salaire médian est autour de 30 000 dollars ;
- Un spot publicitaire de 30 secondes pendant la finale du Super Bowl coûte environ 6 millions de dollars ;
- Plus d’une dizaine de ballons sont utilisés pendant le jeu. La pression des ballons est inspectée 2 heures avant le début du match.
- Le jour du Super Bowl est le deuxième jour de l’année au cours duquel les Américains ingurgitent le plus de nourriture. La consommation de nourriture est maximale le jour de Thanksgiving, juste après vient le dimanche du Super Bowl. Certaines sources non-vérifiées affirment que 13 tonnes de chips, 1 milliard d’ailes de poulet et 4 tonnes de guacamole sont consommées pendant le Super Bowl.
(Je vous raconte le Super Bowl, ma tentative pour le regarder a été un échec total. J’avais inscrit l’événement dans mon calendrier, avais préparé une pizza maison « spéciale Super Bowl », le Coca était dans le frigo, la cuisson de la pizza était synchronisée avec le début du match, la lumière du salon et l’angle de l’écran avaient été ajustés pour assurer un confort de visionnage maximal. Bref, tout était prêt pour passer une soirée inoubliable. Et, soudain, patatra. Stupéfaction et désespoir. Après avoir regardé le début du Super Bowl, je me suis retrouvée face à un mur payant. Bref, je n’ai pas réussi à trouver une diffusion gratuite et en direct du match. Je me suis rabattue, toujours avec ma pizza spéciale « Super Bowl » et mon Coca, sur un documentaire historique sur Arte. Très intéressant mais pas conforme à mon plan initial de soirée. Il paraît qu’adapter les plans en temps réel se nomme la résilience). Bref. Pour celles et ceux qui veulent revoir le spectacle de mi-temps du Super Bowl de cette année, vous pouvez, comme moi, vous rabattre sur Youtube. C’est par ici :
Enfin, un dernier événement notable à mentioner : fin février est la date limite pour déposer sa candidature pour concourir pour le titre de « Miss Senior« . Ce concours de beauté s’adressant aux femmes de plus de 60 ans a démarré en 1972 et vise à promouvoir une vision positive du vieillissement. Les prédentantes sont jugées sur leur élégance, philosophie de vie, poigne et leur style. Allez, pour la route, une vidéo sur l’élection de Miss Senior New Jersey en 2020 :
