Beautiful Florida

C’était l’été et j’étais décidée. J’ai pointé la Floride sur la carte, sorti mon vernis à ongles le plus rose, dégainé mon paréo âprement négocié sur une plage brésilienne (les cours de portugais auront servis à quelque chose) et je suis partie découvrir l’Etat ensoleillé.

Alors, bien sûr, les plages de Floride sont imbattables :

La Floride, c’est aussi le Daytona International Speedway, où se déroule une des courses automobiles la plus prestigieuse du NASCAR, l’Association nationale des courses de voitures de série, le Daytona 500. Le Daytona 500 est une course qui se tient depuis 1959 à… Daytona Beach. Le circuit est long de 4 km, la course de 805 km, les compétiteurs doivent donc parcourir 200 fois le circuit.

Mais, la Floride, c’est aussi la longue histoire de l’arrivée des Européens sur ce qu’ils nommaient alors « les Pâques fleuries ». Les Européens, notamment les Français et les Espagnols, sont arrivés en Floride dès 1499. En 1513, Juan Ponce de Leon débarqua en Floride, probablement à proximité de la ville de Saint Augustine, qui devint alors une des seules colonies d’occupation européenne continue et qui est depuis considérée comme la plus ancienne ville des Etats-Unis. Une des particularités de Saint Augustin est que les lois espagnoles donnant des droits légaux aux esclaves y étaients en vigueur. Ces lois attiraient des esclaves en fuite des colonies britanniques situées à proximité. Cette ville de moins de 15 000 habitants est une destination prisée. Ainsi, la ville aujourd’hui est un singulier mélange d’architecture espagnole avec des rues historiques devenues commerciales pour les touristes. L’ambiance est un peu celle des villages alsaciens touristiques : il y a d’ailleurs des vendeurs de bretzels. En revanche, ce sont les boutiques vendant du cannabidiol (le fameux CBD) et les dresseurs de serpents qui se battent pour obtenir l’attention des touristes.

Mais la Floride est surtout magnifique en raison de sa flore luxuriante qui évoque les tableaux du Douanier Rousseau.

Enfin, la Floride ne serait pas la Floride sans le fleuve Saint Johns, qui est un des rares fleuves d’Amérique du Nord à avoir un lit se dirigeant vers le Nord. Ses eaux riches en tanins sont sombres et abritent une fauve exotique. Ainsi, si le climat chaud et humide de la Floride en fait une zone d’habitat de choix pour les moustiques, on trouve aussi des alligators, des lamantins et des anhingas.

La Floride, cette terre d’abondance et de promesses.

Barque of phosphor
On the palmy beach,

Move outward into heaven,
Into the alabasters
And night blues.

Foam and cloud are one.
Sultry moon-monsters
Are dissolving.

Fill your black hull
With white moonlight.

There will never be an end
To this droning of the surf.
Fabliau of Florida, by Wallace Stevens

Barque de phosphore
sur la plage couverte de palmiers,

Avancez vers le ciel,
Dans les albâtres
Et les bleus de la nuit.

L’écume et le nuage ne font qu’un.
Les monstres de la lune étouffante
Se dissolvent.

Remplissez votre coque noire
Avec le clair de lune blanc.

Il n’y aura jamais de fin
à ce bourdonnement du ressac.

Fabliau de Floride, Wallace Stevens (1879-1955) (traduction adaptée de deepl.com)

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