Des villes belles

Croyez-le ou non, Washington, D.C. a un nombre incommensurable de fresques murales. Beaucoup de fresques sont d’ailleurs à l’initiative de la ville qui souhaite par ce biais rendre la ville « belle ». Les sites sélectionnés par la municipalité sont des murs visibles depuis l’espace public et appartenant uniquement à des bâtiments publics ou commerciaux. La ville choisit en priorité les lieux les plus exposés aux graffitis illégaux. L’idée est de remplacer les graffitis par des fresques artistiques. Au total, depuis 2007, plus de 150 fresques murales ont été peintes. Un aperçu :

Les résidents sont consultés lors de la création des fresques murales. Les artistes, locaux ou non, sont sélectionnés par le biais d’appels d’offres organisés régulièrement. Plus de 60 artistes ont déjà contribué à embellir 140 murs à travers D.C. Lors d’une semaine particulièrement productive, cinq artistes ont peint 51 fresques. Pourquoi 51, vous demandez-vous ? Pour que DC devienne le 51ème État américain. C’est un débat politique ici car DC n’est pas un État en raison des bâtiments fédéraux présents à D.C., bâtiments qui doivent rester en « terrain neutre ». Bref, la vidéo de ladite semaine :

Les fresques murales sont en lien avec l’actualité et offrent un aperçu des évènements marquants pour la société : une fresque célèbre Amanda Gorman, la poètesse qui a déclamé un de ses poèmes lors de l’inauguration présidentielle de 2021. D’autres fresques, plus classiques, revisitent des chefs-d’oeuvre, comme par exemple la vague d’Hokusai.

Un aperçu, suite :

Ce genre d’initiative n’est pas isolé aux Etats-Unis ; la ville de Philadelphie est par exemple surnommée la « capitale mondiale des fresques murales », des fresques y étant peintes depuis le début des années 1980.

Ars longa, vita brevis.

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