La quintessence de l’actualité américaine du mois de janvier :
Un pont s’est effondré à Pittsburgh, la deuxième plus grande ville de Pennsylvanie. Le pont s’est effondré très tôt le matin, en dehors des heures de pointe et aucun blessé grave est à déplorer. Le report de la maintenance semble être la raison de cet événement. Cet effrondrement met en avant l’état des infrastructures américaines. Ainsi, selon l’Association Américaine des Ingénieurs Civils, plus de 45 000 ponts, soit 8 % des ponts au niveau national, sont « structurellement déficients ». Cet événement me donne l’occasion d’évoquer rapidement Pittsburgh, une ville qui caracole en tête des classements pour sa qualité de vie et qui, dans un certain sens, invite à la rêverie. Pittsburgh fut une des capitales mondiales de l’acier au XIXème siècle – d’ailleurs, l’équipe locale de football américain est nommé les « Steelers » (« steel » signifiant « acier » en anglais). Pittsburgh est le lieu de confluence des rivières Allegheny et Monongahela (un nom que je trouve très joli), où l’Ohio se forme. Et surtout, la particularité de Pittsburgh tient à ses ponts : la ville compte 446 ponts, soit trois ponts de plus que Venise (oui, 446 ponts, vous avez bien lu). La ville est d’ailleurs surnommée « la ville des ponts », le premier ayant été mis en service en 1818.

(Pixabay / BruceEmmerling)
La guerre du Gruyère fait rage entre les Etats-Unis et l’Europe. Une bataille juridique internationale a été livrée sans pitié pour déterminer si du gruyère (le fromage) ne venant pas de Gruyères (la ville) pouvait être vendu sous l’appellation de « Gruyère » aux Etats-Unis. La plus haute instance juridique du pays, la Cour Suprême, a tranché et la réponse est formelle : affirmatif, du gruyère peut être produit partout aux Etats-Unis. La Cour Suprême américaine considère que « gruyère » est devenu un terme générique pour les consommateurs, or les termes génériques ne sont pas protégés aux Etats-Unis. Apparemment, un argument sous-tendu est que pour qu’un marché soit compétitif, les producteurs doivent être capables de vendre leur produit sous un nom reconnu par les consommateurs, dans notre cas « gruyère ». Le terme « gruyère » est utilisé depuis plus de 30 ans aux Etats-Unis pour désigner des fromages venant du Danemark, d’Egypte ou encore de Tunisie. L’Interprofession du Gruyère, qui est la partie plaingnante dans l’affaire, est en désaccord avec la décision de la Cour Suprême, arguant que le gruyère est tout sauf générique. Les décisions de la Cour Suprême sont cependant sans appel possible.

(Pixabay/MarkThomas)
Meat Loaf, un chanteur américain, est mort à 74 ans. « Meat Loaf« , c’est un nom de scène, veut littéralement « pain de viande« . Au total, Meat Loaf a vendu plus de 65 millions d’albums dans le monde. Il était connu pour sa voix puissante et ses concerts avec des mises en scène théâtrales. Son album « Bat Out of Hell » sorti en 1977 reste à ce jour l’album le plus vendu dans le monde. Si j’en parle ici c’est surtout car c’est dans cet album que se trouve la chanson « Paradise by the Dashboard Light« , qui sous des airs de commentaires d’un match de baseball décrit en fait le processus de dating américain, dont je vous avais parlé. Cette chanson, longue de 8 minutes, inédite par sa forme, reste aujourd’hui une des plus connues de Meat Loaf. Le chanteur était connu pour apprécier jouer cette chanson sur scène. Cependant, c’est avec « Je pourrais faire n’importe quoi par amour (mais je ne le ferai pas)« , le single le plus vendu de Meat Loaf, que je vous laisse :
